Le cambriolage n’épargne personne, mais certains facteurs augmentent le risque d’être victime d’une intrusion à son domicile : le voisinage ou le type de logement influencent par exemple les statistiques. Parmi ces critères, les chiffres soulignent que la probabilité d'être victime d'un cambriolage est plus élevée en habitant une maison plutôt qu’un appartement. En quoi le cambriolage de maison revêt-il un intérêt supplémentaire aux yeux des voleurs ?
L'essentiel à retenir
- Les statistiques montrent que les maisons individuelles sont plus souvent victimes de cambriolages ou de tentatives de cambriolage que les appartements.
- Une maison est généralement plus accessible qu’un appartement (pas de portes d’entrée collectives ni de digicodes à franchir), ce qui en fait une cible plus vulnérable.
- Les cambrioleurs peuvent repérer visuellement l’intérieur et l’absence des occupants plus facilement dans une maison que dans un immeuble collectif.
- Pour réduire ce risque accru dans les maisons, il est recommandé d’installer un système de sécurité adapté, notamment une alarme avec détection et mesures dissuasives, pour protéger efficacement le logement.
Les maisons plus souvent victimes que les appartements
La question du type de logement a été posée par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) dans le cadre d’une enquête réalisée entre 2011 et 2013 auprès de 48 500 ménages français. Cette étude met en lumière le fait suivant : les ménages qui habitent une maison se déclarent plus victimes de cambriolages ou de tentatives de cambriolages de leur résidence principale que les ménages habitant un appartement.
Elle précise ainsi que 3,6% des ménages habitant en maison déclarent avoir été victime d’une tentative de cambriolage sur les deux années précédentes. Pour les ménages qui habitent en appartement, la proportion passe à 2,9%, soit 0,7 point de moins*.
L’étude remarque par ailleurs que la tentative de cambriolage aboutit plus souvent à un véritable vol dans le cas d’une maison que dans celui d’un appartement. Autrement dit, les habitants d’un immeuble ont plus de chances que le cambriolage reste au stade de la simple tentative, sans intrusion réelle dans le logement.
Pourquoi les maisons sont-elles plus cambriolées ?
Reste à voir ce qui peut justifier de telles disparités ? La prééminence des cambriolages en maison tient naturellement aux modalités d’accès au logement. En immeuble, l’entrée est souvent protégée par une ou deux portes contrôlées par un digicode ou un badge électronique. Il y a donc des barrières à franchir avant même d’accéder à la porte d’entrée de l’appartement. Un immeuble collectif est par ailleurs plus fréquenté qu’une maison individuelle, ce qui augmente les chances pour un cambrioleur éventuel de tomber nez à nez avec l’un des occupants légitimes des lieux.
La maison individuelle est par nature plus exposée et plus facilement accessible, surtout si elle se situe dans une zone résidentielle où l’habitat n’est pas trop dense. Le seul obstacle entre le cambrioleur et la porte d’entrée se limite souvent à un portail ou à une clôture, dont le franchissement n’a rien d’insurmontable. De l’extérieur, il est également plus facile de contrôler visuellement une maison pour y déceler d’éventuels objets de valeur ou pour vérifier si les lieux sont occupés.
L’ensemble de ces paramètres inhérents à l’habitat individuel participe à attirer l’attention des cambrioleurs sur les maisons, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou d’un logement de vacances. Pour se prémunir des conséquences d’un cambriolage, il est donc judicieux de mettre en place un dispositif de sécurité adapté de type système d’alarme.
*Source : ONDRP (2013) : Caractéristiques des cambriolages et des tentatives de cambriolage de la résidence principale décrites par les ménages s’étant déclarés victimes sur deux ans lors des enquêtes « Cadre de vie et sécurité » de 2011 à 2013, lettre d’information Repères (n° 24).
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