Comment fonctionne un détecteur d'incendie (détecteur de fumée) ?

Fonctionnement d'un détecteur de fumée

Pièce centrale de la prévention contre les risques d’incendie, le détecteur de fumée est capable de mesurer et de signaler rapidement les premiers symptômes d’un départ de feu. Pour ce faire, il exploite un capteur capable de repérer la présence de fumée dans l’air puis de déclencher l’alarme. Comment cette détection est-elle opérée et quelles sont les différentes familles de détecteurs ?

En quoi consiste un détecteur incendie ?

Le détecteur incendie — ou détecteur de fumée — est conçu pour repérer les émissions de fumée et pour alerter les occupants des lieux. Dans la plupart des cas, le détecteur émet un son suffisamment puissant pour réveiller n’importe quel habitant. En plus de la sirène, le détecteur incendie peut comporter un témoin lumineux.

Le détecteur de fumée peut être autonome ou connecté à une centrale d’alarme, qui déclenche un système de sécurité en cas d’incendie. Un service de télésurveillance peut ainsi veiller sur votre bien, et intervenir à votre place si un incendie se produit pendant votre absence.

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Pourquoi installer un détecteur de fumée chez soi ?

Depuis la loi 2010-238 du 9 mars 2010, tous les lieux d’habitation doivent être équipés d’un détecteur de fumée conforme à la norme européenne. Et pour cause, cet appareil est indispensable à la sécurité des logements et de leurs habitants. En 2017, plus de 15 500 victimes liées à un feu d’habitation ont été recensées par les services d’incendie et de secours.

Le détecteur de fumée constitue l’élément central de la sécurité incendie : il est essentiel au déclenchement de l’alarme maison.

Quels sont les différents types de détecteurs incendie ?

Il existe plusieurs façons de repérer les traces d’un départ de feu dans l’air. Le modèle de fonctionnement le plus fréquent est celui de la détection optique. Elle repose sur un capteur photo-électrique qui va mesurer à intervalles réguliers les variations dans le signal lumineux que lui envoie une diode électroluminescente.

Quand l’air est pur, le signal n’est pas perturbé et le détecteur ne déclenche aucune réaction. En revanche, le signal sera modifié si de la fumée pénètre dans l’espace qui sépare la diode de la cellule réceptrice, de la même façon que la perception de l’œil humain est modifiée si l’on observe une source lumineuse nimbée de fumée.

Détecteur d'incendie optique : le plus courant

Les modalités exactes de cette détection optique varient selon les marques et les modèles. Il existe par exemple des détecteurs optiques linéaires qui mesurent l’atténuation de l’intensité lumineuse.

D’autres adopteront une reconnaissance basée sur la dispersion du signal lumineux. Dans ce cas, le faisceau de lumière est dirigé légèrement à côté de la cellule réceptrice. Quand l’air n’est pas chargé de fumée, il n’entre donc pas en contact avec cette dernière. En cas d’incendie, le trait lumineux est dévié et vient éclairer la cellule photo-électrique, qui commande alors le déclenchement de l’alarme.

Certains appareils combinent la reconnaissance optique à d’autres modes de détection : élévation de la température ou changement de la concentration en gaz carbonique. Il existe enfin des appareils très pointus qui procèdent au comptage des particules présentes dans l’air grâce à un faisceau laser, mais ils sont réservés aux dispositifs de sécurité professionnels du fait de leur extrême sensibilité.

Il existe une autre façon de détecter la présence de fumées, à l’aide d’un matériau faiblement radioactif qui va modifier l’intensité d’un courant entre deux électrodes en présence de fumée. On parle alors de détecteurs de fumée à chambre d’ionisation (DFCI). Ces appareils sont toutefois interdits dans l’habitat privé depuis 1966 et progressivement retirés des entreprises ou bâtiments publics qui en seraient encore équipés.

Les détecteurs thermiques ou optiques sont aujourd’hui les seuls autorisés en France. Il est par ailleurs impératif de s’équiper d’appareils portant la marque CE, fabriqués en conformité avec la norme européenne NF EN 14604.

Alarme sirène et signal lumineux

L’autre composante du DAAF, c’est le signalement de l’alerte, assurée le plus souvent par une sirène sonore. Dans certains cas, la sirène est complétée par un signal lumineux pour faciliter le repérage, notamment chez des personnes sourdes ou malentendantes.

Chez Verisure, le détecteur de fumée est connecté à la centrale d’alarme et au système de télésurveillance, même si la protection contre les intrusions n’est pas activée. Cette mesure garantit l’envoi d’une alerte au centre de télésurveillance quand des fumées sont détectées, de façon à ce qu’un opérateur puisse appeler les secours si personne n’est présent sur les lieux de l’incendie.

Vous souhaitez intégrer un détecteur de fumée à votre futur système d'alarme Verisure et ainsi bénéficier des avantages de la télésurveillance en cas de départ de feu ? Parlez-en avec votre Expert Sécurité lors de votre devis personnalisé. Il vous expliquera combien de détecteurs installer, où les positionner pour une efficacité maximale et comment la télésurveillance intervient en cas de départ de feu.

Où place-t-on un détecteur de fumée ?

Vous l’aurez compris, s’il existe plusieurs types de détecteurs incendie, leurs fonctionnements suivent toujours la même logique : lorsque la fumée pénètre dans le détecteur, celui-ci s’active. Les systèmes de sécurité se mettent en route. Ceci dit, pour fonctionner au mieux, les capteurs de fumée doivent être placés au bon endroit.

Le détecteur de fumée est généralement fixé sur un mur, au plus près du plafond. Et pour cause, en cas de départ de feu, les fumées ont tendance à s’accumuler rapidement en hauteur. Bien entendu, il est également important d’installer le détecteur de manière à protéger tous les habitants en cas de danger.

Si vous en avez la possibilité, préférez installer le détecteur incendie dans un couloir, en direction des chambres. Néanmoins, il est déconseillé de positionner un détecteur incendie au niveau de la salle de bain, de la cuisine ou encore de la buanderie. Et pour cause, la condensation de la vapeur d’eau et la fumée de la cuisson peuvent suffire à déclencher la sirène.

Quel est l'avantage d’un détecteur de fumée connecté ?

Quel que soit le type d’habitation que vous occupez, choisir un détecteur de fumée connecté présente l'avantage de protéger votre foyer face à tout risque d’incendie, y compris lorsque vous serez absent.