- En France, 211 600 cambriolages de logement ont été enregistrés en 2025, soit environ 580 par jour (source : SSMSI, Insécurité et délinquance en 2025 - Bilan statistique, édition 2026)
- Un cambriolage est un vol commis après une intrusion par effraction, ruse ou escalade dans un logement. Une tentative est punie au même titre qu'un cambriolage abouti.
- Les cambrioleurs ciblent en priorité les logements qui semblent inoccupés ou faciles d'accès. Les périodes d'absence : vacances scolaires et week-ends, sont les plus exposées.
- Un système d'alarme visible associé à une télésurveillance figure parmi les moyens de dissuasion les plus efficaces : la levée de doute(2) est assurée par des agents de télésurveillance disponibles 24h/24.
- Après un cambriolage : préserver les indices, appeler le 17, puis déclarer le sinistre à son assurance habitation dans les délais prévus par le contrat.
Défini comme un vol commis après intrusion dans un logement, un commerce ou un local fermé, le phénomène de cambriolage fait de nombreuses victimes chaque année.
En France, selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), un cambriolage de logement est constaté toutes les 2 minutes 30. En 2025, plus de 211 600 habitations ont été concernées.
Dans la majorité des cas, les intrusions durent seulement quelques minutes. Les auteurs ciblent des logements repérés à l’avance, en s’appuyant sur les habitudes des occupants, leurs périodes d’absence ou des failles de sécurité facilement identifiables.
Bijoux, objets de valeur, matériel informatique, argent liquide ou documents sensibles : les biens visés sont variés, mais toujours faciles à transporter et à revendre. Les cambriolages restent aujourd’hui l’une des principales préoccupations des particuliers comme des professionnels.
Lorsqu’un cambriolage survient, les premiers réflexes sont déterminants : ne rien toucher pour préserver les indices, contacter rapidement les forces de l’ordre via le 17, puis prévenir son assurance habitation.
Pour les forces de l’ordre comme pour les acteurs de la sécurité, ces faits s’inscrivent rarement dans une logique opportuniste. Ils résultent le plus souvent d’une phase de repérage préalable et d’une observation des routines du foyer.
Comme le constatent les équipes terrain de Verisure, la majorité des cambriolages sont précédés d’une phase d’observation visant à identifier les créneaux d’absence et les accès les plus vulnérables. Avec des mesures adaptées et un système de sécurité, il est possible de mieux détecter les situations à risque et d’être alerté plus rapidement.
Cambriolage : définition et différence avec un simple vol
Les termes « vol » et « cambriolage » sont souvent utilisés comme des synonymes. Pourtant, ils ne désignent pas exactement la même situation :
- Le vol correspond à la soustraction frauduleuse du bien d'autrui.
- Le cambriolage désigne, dans l’usage courant, un vol commis après intrusion dans un lieu fermé (logement, commerce, local professionnel).
En droit français, les faits de cambriolage sont qualifiés selon les circonstances (effraction, violence, réunion, intrusion). Cette distinction est importante car certaines circonstances aggravantes peuvent entraîner des sanctions plus sévères.
Cambriolage, vol simple et vol aggravé : quelles différences ?
Un vol simple peut être commis sans intrusion dans un bâtiment.
Le cambriolage implique une entrée dans un lieu fermé, généralement par effraction, escalade ou introduction frauduleuse.
Le vol aggravé regroupe les situations où des circonstances alourdissent les faits :
- action en réunion
- usage d’une arme
- violences
- vulnérabilité de la victime
- intrusion dans un domicile
Quelles peines prévoit le Code pénal pour vol ou cambriolage ?
| Infraction | Peine maximale |
|---|---|
| Vol simple | 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende |
| Vol aggravé | Jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amende |
| Cambriolage en réunion | Jusqu'à 10 ans d'emprisonnement |
| Cambriolage avec arme | Jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle selon les circonstances |
Les peines prévues par le code pénal dépendent toujours des circonstances exactes des faits.
Le cambriolage en France : où en est-on aujourd'hui ?
Selon les dernières données du ministère de l'Intérieur, environ 211 600 cambriolages de logements ont été enregistrés en France en 2025.
Cela représente :
- Près de 580 cambriolages par jour
- Environ 24 cambriolages par heure
- Un logement cambriolé toutes les deux minutes et demie
Ces chiffres traduisent une légère baisse par rapport aux années précédentes mais confirment une réalité : le cambriolage reste l'une des atteintes aux biens les plus fréquentes en France.
Les cambriolages augmentent-ils ?
L'évolution du phénomène est plus complexe qu'il n'y paraît.
Après la baisse exceptionnelle observée durant les confinements liés à la crise sanitaire, les chiffres sont progressivement remontés avec le retour à une vie normale. Aujourd'hui, les statistiques montrent davantage une stabilisation qu'une véritable explosion des cambriolages.
En revanche, les méthodes évoluent : les intrusions peuvent être plus rapides et parfois précédées d’une phase de repérage, destinée à identifier les habitudes des occupants et les accès les plus vulnérables. Mieux comprendre ces mécanismes permet d’adopter des mesures de protection adaptées.
Qui est le plus exposé ?
Contrairement à une idée reçue, il n'existe pas de profil type de victime.
Les maisons individuelles restent particulièrement ciblées en raison du nombre de points d'accès disponibles :
- fenêtres
- baies vitrées
- portes de service
- garages
- dépendances
Les appartements ne sont toutefois pas épargnés. Une porte palière ancienne ou un hall mal sécurisé peuvent constituer des vulnérabilités importantes.
Les professionnels restent également fortement exposés. Restaurants, commerces, cabinets médicaux, bureaux ou entrepôts représentent des cibles attractives en raison des marchandises, équipements ou liquidités qu'ils peuvent contenir.
Existe-t-il des régions plus touchées ?
Les classements évoluent chaque année, mais certains territoires apparaissent régulièrement parmi les plus touchés. Les départements fortement urbanisés ou situés dans les grandes métropoles enregistrent généralement davantage de cambriolages que les zones rurales.
L'Île-de-France reste historiquement la région la plus exposée, en raison de sa densité de population et de la concentration des logements. D'autres départements du pourtour méditerranéen ou des grandes agglomérations figurent également parmi les plus concernés.
Toutefois, aucun territoire n'est totalement épargné. Les cambriolages touchent aussi les villes moyennes, les zones périurbaines et les communes rurales.
Comment les cambrioleurs choisissent-ils leurs victimes ?
L'image du voleur choisissant une maison au hasard correspond rarement à la réalité. Dans de nombreux dossiers, les enquêteurs constatent l'existence d'une phase de repérage préalable. L'objectif des auteurs est simple : réduire leur risque d'être surpris ou identifiés.
Comme l’explique Chabane Benali, Responsable méthode et formation chez Verisure : “les auteurs cherchent à réduire les risques en analysant les habitudes des occupants et les périodes d’absence avant de passer à l’action”.
Les habitudes observées
D’après le SSMSI et nos données internes Verisure, les cambrioleurs s'intéressent particulièrement :
- aux horaires de départ
- aux retours quotidiens
- aux absences récurrentes
- aux périodes de vacances
- aux habitudes familiales
- les fêtes de fin d'année
Quelques jours d'observation suffisent souvent pour établir un schéma précis.
Le rôle des réseaux sociaux face aux cambriolages
Les réseaux sociaux constituent aujourd'hui une source d'information précieuse pour les auteurs : photographies de vacances publiées en temps réel, annonces de départ, géolocalisations ou publications montrant des objets de valeur peuvent fournir de nombreuses informations.
Les experts sécurité recommandent d'ailleurs de différer la publication de contenus liés aux déplacements.
Les logements les plus attractifs :
Les cambrioleurs recherchent généralement un équilibre entre effort et gain potentiel. Un logement peut attirer davantage leur attention lorsqu'il présente :
- Plusieurs accès faciles
- Peu de visibilité depuis la rue
- Aucun dispositif de sécurité apparent
- Des signes d'absence prolongée
- Des objets de valeur visibles
Ce que recherchent réellement les cambrioleurs :
D'après le SSMSI et contrairement aux idées reçues, les voleurs ne cherchent pas forcément les objets les plus volumineux. Ils privilégient surtout les biens faciles à transporter et à revendre rapidement.
- Les bijoux : Ils restent les objets les plus convoités. Faciles à dissimuler, difficiles à identifier et rapidement revendables, ils constituent une cible prioritaire.
- Les montres de valeur : Le marché parallèle des montres de luxe reste particulièrement actif. Quelques secondes suffisent pour les emporter.
- L'argent liquide : Même si les paiements électroniques progressent, l'argent liquide demeure recherché car il ne nécessite aucune revente.
- Le matériel informatique : Ordinateurs portables, smartphones et tablettes présentent un excellent rapport entre valeur et encombrement.
- Les documents administratifs : Passeports, cartes d'identité ou documents bancaires peuvent être utilisés dans le cadre d'usurpations d'identité.
Les principales méthodes de cambriolage observées aujourd'hui :
- L'effraction classique. La méthode la plus répandue : porte, fenêtre ou baie vitrée forcée pour pénétrer dans le logement.
- Le vol sans effraction. Aucune dégradation n'est constatée : une porte non verrouillée, une fenêtre laissée ouverte ou une clé accessible suffisent à une intrusion discrète.
- Le bris de vitre. Rapide et peu bruyant lorsqu'il vise une ouverture à l'abri des regards, il reste fréquemment utilisé d’après les chiffres du SSMI.
- Les accès secondaires négligés. Fenêtres entrebâillées, portes de garage mal fermées ou entrées annexes non verrouillées constituent des points d'entrée faciles.
- Le home-jacking. L'intrusion se produit alors que les occupants sont chez eux, parfois sous la menace, dans le but de se faire remettre des biens de valeur ou les clés d'un véhicule. Parce qu'il implique une confrontation directe avec les habitants, c'est le mode opératoire qui présente le risque le plus important pour les personnes.
- Les techniques ciblant les serrures. Certaines personnes s'attaquent directement aux mécanismes de fermeture. Plus rares mais efficaces, elles rappellent l'intérêt de serrures certifiées et de protections renforcées.
Face à ces différents modes opératoires, la détection joue un rôle clé : un système d'alarme repère l'intrusion quelle qu'en soit la méthode, et la levée de doute(2) est assurée par des agents de télésurveillance disponibles 24h/24.
Les idées reçues sur les cambriolages :
Mythe n°1 : les cambriolages ont lieu uniquement la nuit
Faux. Si plus de la moitié des cas de cambriolage sont commis entre 21h et 7h, une part importante intervient en journée lorsque les occupants travaillent.
Les horaires les plus à risque
Les données du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) montrent que :
- 50,3 % des cambriolages ont lieu entre 21h et 7h ;
- 30,2 % entre 14h et 21h ;
- 19,3 % entre 7h et 14h.
Mythe n°2 : seules les maisons isolées sont ciblées
Faux. Les logements en centre-ville figurent également parmi les cibles privilégiées.
Mythe n°3 : les appartements sont plus sûrs
Faux. Beaucoup de personnes pensent qu'un appartement est automatiquement mieux protégé qu'une maison. La réalité est plus nuancée. Une maison présente davantage de points d'accès, ce qui peut faciliter certaines intrusions. En revanche, un appartement situé dans une résidence mal sécurisée peut lui aussi représenter une cible intéressante. Les halls ouverts, les badges partagés, les interphones défectueux ou les portes palières anciennes constituent autant de faiblesses exploitables.
Dans les deux cas, la qualité des équipements de sécurité reste souvent le facteur déterminant. Contrairement à une idée répandue, la sécurité dans les appartements n'est pas forcément plus importante.
Mythe n°4 : un cambriolage est totalement imprévisible
Faux. De nombreux cambriolages sont précédés d'une phase d'observation.
Mythe n°5 : les cambrioleurs ne reviennent jamais
Faux. Les récidives géographiques existent. Certains reviennent dans des secteurs qu'elles connaissent déjà. C'est pourquoi, en cas de tentative de vol, il est recommandé :
- de signaler les faits
- de faire un dépôt de plainte (c'est le procureur de la République qui décidera de donner suite ou non à votre plainte)
- de photographier les dégâts
- de renforcer les accès concernés
- de vérifier le fonctionnement des équipements de sécurité
Pourquoi un cambriolage dans votre quartier augmente votre risque ?
C'est l'un des phénomènes les plus observés par les professionnels de la sécurité. Lorsqu'un quartier est ciblé avec succès, les auteurs disposent déjà :
- D’informations sur les accès
- D’une connaissance des habitudes
- D’itinéraires de fuite identifiés
- D’une évaluation du niveau de vigilance local
Comme le constatent les équipes terrain de Verisure, certaines séries de cambriolages peuvent se concentrer dans un même secteur pendant plusieurs jours ou semaines, notamment lorsque les auteurs identifient des habitudes ou des accès vulnérables.
Quels sont les signes qui peuvent indiquer un repérage ?
Avant de passer à l'action, les cambrioleurs cherchent à réduire les risques. Cette phase de préparation leur permet d'identifier les habitudes des occupants, les périodes d'absence, les dispositifs de sécurité présents et les éventuelles difficultés d'accès.
Certains repérages peuvent sembler anodins (ex : un individu qui sonne à votre porte sous prétexte de vendre un service ou de demander un renseignement cherche parfois simplement à vérifier si le logement est occupé). D'autres méthodes sont plus discrètes : observation depuis un véhicule, surveillance des allées et venues ou consultation des réseaux sociaux.
Les signes qui doivent alerter :
Certains comportements méritent une attention particulière :
- Passages répétés devant le domicile
- Faux démarchages
- Prises de photographies
- Véhicule stationné de manière inhabituelle
- Questions insistantes sur les horaires de présence
Pris isolément, ces éléments ne prouvent rien. En revanche, leur accumulation peut révéler une phase de repérage.
Comment réduire concrètement le risque de cambriolage ?
Les erreurs les plus fréquentes
De nombreuses intrusions sont facilitées par :
- Des portes non verrouillées
- Des fenêtres ouvertes
- Des clés cachées à l'extérieur
- Des publications sur les réseaux sociaux
Les mesures gratuites
Certaines actions simples permettent déjà de réduire le risque :
- Faire relever son courrier
- Utiliser des programmateurs lumineux
- Entretenir les abords du logement
- Solliciter un voisin de confiance
Les équipements physiques
Les protections mécaniques demeurent essentielles :
- Porte blindée
- Serrure multipoints
- Vitrage retardateur d'effraction
- Volets renforcés
Le rôle d’un système d’alarme :
La présence visible du système d’alarme participe à la dissuasion dès l’extérieur. Elle indique que le logement est protégé et s’inscrit dans une approche globale de sécurité, renforcée par la télésurveillance et l’intervention humaine en cas de situation avérée.
Comme le rappelle Chabane Benali, Responsable méthode et formation chez Verisure : “ Un système d’alarme seul déclenche une sirène destinée à alerter l’environnement rapidement, mais son efficacité dépend fortement de la réactivité des tiers et des forces de l’ordre”.
Avec la télésurveillance Verisure, chaque alerte est prise en charge par un agent de télésurveillance disponibles 24h/24 en moins de 10 s(1). Dès réception du signal, une analyse est réalisée en quelques secondes afin d’effectuer une levée de doute(2). Et si une intrusion est confirmée et que la situation le nécessite, les forces de l’ordre peuvent être alertées pour effectuer l’intervention. Ce protocole permet une réaction rapide et adaptée, au-delà de la simple alarme sonore.
Comme l'explique Chabane Benali "La télésurveillance va, en cas de déclenchement, effectuer une levée de doute(2). Si une effraction est avérée, l’agent de télésurveillance peut interpeller verbalement le cambrioleur et contacter rapidement les forces de l’ordre afin qu’une intervention soit engagée dans les meilleurs délais."
Il ajoute : "Grâce aux détecteurs image et vidéo extérieurs, il est également possible de repérer un intrus avant même qu’il ne s’approche dangereusement de l’habitation."
Que faire en cas de cambriolage ou d'intrusion chez soi ?
Découvrir son logement cambriolé est toujours un choc. Pour faciliter l'enquête et l'indemnisation, certaines actions doivent être réalisées rapidement.
Les premières actions à mener :
- Ne touchez à rien.
- Préservez les traces et indices.
- Appelez les forces de l'ordre.
- Prenez des photographies.
- Réalisez un inventaire précis des biens volés.
Qui appeler en cas de cambriolage ?
Le 17 permet de contacter les forces de l’ordre. En fonction des éléments déclarés, les forces de l’ordre peuvent :
- Constater les dégâts
- Relever les indices
- Recueillir les témoignages
- Enregistrer la plainte
- Rapprocher les faits d'autres affaires similaires
Et si vous êtes sur place, comment réagir face à un cambrioleur ?
Se retrouver face à un cambrioleur est une situation particulièrement stressante. Dans ce contexte, la priorité absolue reste votre sécurité et celle de vos proches.
Si vous surprenez un cambrioleur à votre domicile :
- Ne cherchez pas à l'intercepter ni à le confronter physiquement.
- Gardez votre calme autant que possible et évitez tout comportement susceptible d'aggraver la situation.
- Si vous pouvez le faire sans danger, mettez-vous à l'abri dans une pièce sécurisée et verrouillez la porte.
- Appelez le 17 pour contacter les forces de l’ordre.
- Essayez de mémoriser certains éléments utiles aux enquêteurs : nombre d'individus, description physique, vêtements, véhicule utilisé ou direction de fuite.
- Si un système de télésurveillance est installé, suivez les consignes transmises par les agents de télésurveillance. Comme le rappelle Chabane Benali, Responsable méthode et formation chez Verisure, "La fonction SOS sur nos lecteurs de badges et télécommande permet en cas de danger de toute sorte d’envoyer une alerte à notre télésurveillance qui, après une levée de doute(2), envoie les secours appropriés."
L'impact psychologique lié à un cambriolage :
Un cambriolage ne provoque pas uniquement un préjudice matériel. De nombreuses victimes de cambriolage décrivent :
- Une perte du sentiment de sécurité ;
- Des troubles du sommeil ;
- Une anxiété durable ;
- Une méfiance accrue envers leur environnement.
Cet impact est souvent sous-estimé alors qu'il constitue l'une des conséquences les plus importantes.
Pour conclure :
Les statistiques montrent que le cambriolage demeure une réalité quotidienne en France. Derrière les chiffres se cachent pourtant des mécanismes bien identifiés : repérage préalable, observation des habitudes, recherche d'un accès facile et sélection de cibles perçues comme peu risquées.
Comprendre ces mécanismes permet de dépasser les idées reçues. Non, les cas de cambriolages ne concernent pas uniquement les maisons isolées. Non, ils ne se produisent pas seulement la nuit. Et surtout, ils ne sont pas toujours imprévisibles.
La prévention repose avant tout sur l'anticipation. Réduire les signes d'absence, sécuriser les points d'accès, adopter de bonnes habitudes et rendre le logement moins attractif constituent déjà des leviers efficaces.
Aucune solution ne permet d'éliminer totalement le risque. En revanche, un logement protégé, visible, occupé en apparence et doté de dispositifs de sécurité adaptés devient généralement beaucoup moins intéressant pour des cambrioleurs à la recherche d'une cible rapide et discrète.
C'est finalement ce principe qui ressort de l'ensemble des études et retours d'expérience : les auteurs privilégient presque toujours la facilité. Plus un logement apparaît complexe à cibler, plus les chances qu'ils renoncent sont augmentés.
Protéger son logement, c’est avant tout protéger ceux qui comptent. Anticiper les risques et s’équiper de solutions adaptées permet de préserver la tranquillité du foyer au quotidien.
Les questions posées autour des cambriolages
Quel est le risque d'être cambriolé en France ?
En France, 211 600 cambriolages de logement ont été enregistrés en 2025, soit environ 580 par jour. Le phénomène touche tous les types d'habitations, avec des taux plus élevés dans les grandes agglomérations :
- 6,9 cambriolages pour 1 000 logements dans les agglomérations de plus de 200 000 habitants.
- 5,7 pour 1 000 dans l'agglomération parisienne.
- 4,9 pour 1 000 hors unité urbaine.
Face à ce risque, un système d'alarme avec télésurveillance 24h/24 permet de détecter une intrusion, de procéder à la levée de doute et, si nécessaire, d'alerter les forces de l'ordre après confirmation.
(source : SSMSI, Insécurité et délinquance en 2025 - Bilan statistique, édition 2026)
À quelle heure ont lieu la plupart des cambriolages ?
Les cambriolages surviennent fréquemment la nuit, entre 21h et 7h, mais une part importante a également lieu en journée, notamment lorsque les occupants sont absents (travail, déplacements).
Ces différentes plages horaires montrent que le risque existe à tout moment de la journée. C’est pourquoi un système d’alarme associé à une télésurveillance permet de détecter une intrusion en continu, avec une levée de doute assurée par des agents de télésurveillance disponibles 24h/24, pour adapter la réponse si nécessaire.
(source : SSMSI, Insécurité et délinquance en 2025 - Bilan statistique, édition 2026)
Quels sont les objets les plus volés lors d'un cambriolage ?
Les cambrioleurs ciblent en priorité des biens à forte valeur, faciles à emporter et rapidement revendables. Les cibles les plus fréquentes sont :
- Les bijoux et montres de valeur : peu encombrants, difficiles à tracer et vite écoulés.
- L'argent liquide : directement utilisable, sans intermédiaire.
- Les appareils électroniques (ordinateurs portables, smartphones, tablettes) : bon rapport valeur/encombrement.
- Les petits accessoires de valeur : sacs de marque, objets de luxe transportables.
- Les documents sensibles (pièces d'identité, documents bancaires) : parfois dérobés pour de l'usurpation d'identité.
Ces biens ont un point commun : ils se transportent vite et se revendent facilement.
(source : SSMSI, Insécurité et délinquance en 2025 - Bilan statistique, édition 2026)
Les cambrioleurs reviennent-ils après une tentative ?
Oui, un cambrioleur peut revenir après une première tentative, réussie ou non. Selon les données du SSMSI, une partie des logements déjà visés font l'objet d'une nouvelle tentative dans les semaines qui suivent. Trois facteurs augmentent ce risque :
- Logement perçu comme peu sécurisé : absence de système d'alarme ou de dispositif visible dissuasif.
- Cambriolage interrompu : le cambrioleur n'a pas eu le temps d'emporter les biens repérés et revient les chercher.
- Repérage confirmé : l'auteur connaît désormais la configuration des lieux et les habitudes des occupants.
Un système de télésurveillance avec levée de doute réduit fortement ce risque de récidive, en signalant que le logement est désormais protégé.
(source : SSMSI, Insécurité et délinquance en 2025 - Bilan statistique, édition 2026)
Comment savoir si ma maison a été repérée ?
Avant une tentative de cambriolage, une phase d’observation peut parfois avoir lieu. Certains signaux, souvent discrets, peuvent attirer l’attention :
- Des passages répétés devant le logement ;
- Des démarchages inhabituels ou des demandes de renseignements insistantes ;
- Une observation des horaires de présence ou d’absence ;
- Un véhicule stationnant régulièrement à proximité ;
- Des prises de photographies ou des repérages visibles.
Pris isolément, ces éléments ne permettent pas de conclure. En revanche, leur répétition peut être l’occasion de renforcer sa vigilance et de s’assurer que son logement dispose d’un niveau de protection adapté.
Un système d’alarme suffit-elle à empêcher un cambriolage ?
Un système d'alarme seul a un effet dissuasif, mais son efficacité reste limitée. Une sirène signale l'intrusion au voisinage, sans garantir de réaction : un voisin n'intervient que rarement, et l'alerte des forces de l'ordre dépend de nombreux facteurs opérationnels indépendants du dispositif.
Comme le précise Chabane Benali, Responsable méthode et formation chez Verisure : « Une alarme seule ne fait qu'alerter le voisinage via la sirène extérieure. L'intérêt d'un dispositif complet, c'est de permettre une levée de doute(2) et une transmission d'informations adaptée à la situation. »
L'efficacité d'une alarme augmente lorsqu'elle est intégrée à un système de sécurité complet, associant :
- Un service de télésurveillance assuré par des agents disponibles 24h/24, qui procèdent à la levée de doute(2).
- Des détecteurs d'ouverture, pour repérer une intrusion aux points d'accès.
- Des détecteurs de mouvements, pour détecter une présence à l'intérieur du logement.
Les appartements sont-ils plus sûrs que les maisons face aux cambriolages ?
Pas nécessairement. Le niveau de sécurité d'un logement dépend avant tout de ses équipements et de son contexte (étage, type d'accès, environnement), et non de sa nature, maison ou appartement.
- Une maison peut être plus exposée par ses multiples accès extérieurs : portes-fenêtres, baies, garage, jardin isolé.
- Un appartement présente d'autres vulnérabilités : parties communes accessibles, portes palières, et un rez-de-chaussée ou premier étage souvent plus facile d'accès.
Aucun type de logement n'est donc protégé par nature. Ce qui fait la différence, c'est le dispositif de sécurité en place : un système d'alarme avec télésurveillance permet de détecter une intrusion et de déclencher une levée de doute(2) par des agents disponibles 24h/24, quel que soit le type d'habitation.
Que faire si je surprends un cambrioleur chez moi ?
La règle prioritaire est de ne jamais confronter l'intrus : votre sécurité passe avant vos biens. Les bons réflexes :
- Ne pas intervenir physiquement ni tenter de bloquer sa sortie, un cambrioleur surpris peut réagir violemment.
- Se mettre à l'abri dans une pièce qui ferme, ou quitter le logement si c'est possible sans risque.
- Appeler le 17 (police-secours) dès que vous êtes en sécurité, en indiquant votre adresse et la situation.
- Laisser partir l'intrus sans chercher à le retenir ou à le suivre.
Une fois en sécurité, signalez les faits aux forces de l'ordre et déposez plainte : c'est indispensable pour l'enquête et pour votre indemnisation par l'assurance.
Peut-on être remboursé sans facture par son assurance habitation ?
Oui, c'est souvent possible. La facture d'origine n'est pas l'unique preuve acceptée : en son absence, l'assureur peut prendre en compte d'autres justificatifs de propriété et de valeur. Les plus courants :
- Photos ou vidéos des biens, idéalement datées et prises avant le sinistre.
- Relevés ou tickets bancaires attestant de l'achat.
- Emballages, notices ou garanties conservés.
- Attestations (témoignages, expertises pour les objets de valeur comme les bijoux).
L'acceptation de ces preuves et le niveau d'indemnisation dépendent des conditions de votre contrat. En cas de cambriolage, le dépôt de plainte est également requis pour être indemnisé. Le mieux reste de vérifier les modalités exactes auprès de votre assureur.
Comment protéger une résidence secondaire ?
Une résidence secondaire est vulnérable car elle reste inoccupée une grande partie de l'année. Trois leviers complémentaires réduisent le risque : simuler une présence, renforcer les accès et installer un système de sécurité adapté à un logement souvent vide.
Parmi les dispositifs les plus dissuasifs :
- Le système d'alarme visible, dont la seule présence décourage une partie des intrusions.
- La télésurveillance, qui permet une levée de doute par des agents disponibles 24h/24 même en votre absence prolongée.
- Les caméras de sécurité, pour vérifier à distance ce qui se passe sur place.
- L'éclairage automatique et les simulateurs de présence (volets, lumières programmés), qui font croire à une occupation.
- Les portes et accès renforcés (serrures multipoints, protection des ouvertures).
- Le voisinage vigilant, en confiant une surveillance ponctuelle à une personne de confiance.
Pour une résidence secondaire, la télésurveillance présente un intérêt particulier : elle prend le relais à distance quand personne n'est présent pour réagir à une alerte.
